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October 02, 2007, at 02:00 PM by SB -
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(:Une bactérie change d'espèce par transplantation de génome:)

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(:Une bactérie change d'espèce par transplantation de génome:)

AP | 29.06.2007 | 18:42

Une étape importante vient d'être franchie dans le domaine des manipulations génétiques: des scientifiques américains dont les travaux sont publiés dans la revue américaine "Science" annoncent avoir réussi à transformer une espèce de bactérie en une autre par "transplantation de génome" complet.

C'est un nouveau pas dans la quête de la création d'organismes artificiels, de micro-organismes faits sur mesure. "C'est comme si on avait transformé un ordinateur Macintosh en PC en insérant une nouvelle pièce de logiciel", commente le pionnier de la cartographie du génome Craig Venter, l'un des principaux auteurs de l'étude.

Depuis des années, les scientifiques transfèrent de simples gènes ou même de larges morceaux d'ADN d'une espèce à une autre, mais l'équipe de Craig Venter a réussi à transférer la totalité d'un génome, c'est-à-dire tous les gènes d'un organisme, d'une bactérie à une autre, d'un coup.

Il ne s'agissait pas de bactéries complexes, mais de cousines appartenant à une famille de microbes simples et de petite taille, les mycoplasmes. Les scientifiques ne comprennent pas très bien comment la greffe a pris, quoiqu'il en soit les nouveaux gènes ont nettement remplacé les anciens. Ils ont même commencé à fonctionner correctement, certes pas très souvent mais en un nombre de cellules suffisant pour confirmer le concept. "L'expérience est un point de repère dans le domaine du génie génétique", estime le Dr Barbara Jasny, rédactrice en chef adjointe de "Science".

Au-delà du désir de faire reculer les frontières de la science quelle est l'utilité d'une telle expérience? Elle fait partie d'un projet plus vaste de "biologie synthétique" ou "génomique synthétique" visant à créer de nouveaux organismes au fonctionnement très différent de ceux créés par "Dame nature". Les scientifiques sont d'ailleurs divisés sur l'intérêt de l'expérience de Craig Venter dans ce domaine.

"D'autres équipes concentrent leurs efforts sur d'autres approches. (Celle de Craig Venter) est différente, un peu plus audacieuse et peut-être spectaculaire", souligne le Dr David Relman, microbiologiste et spécialiste de maladies infectieuses à l'Université de Stanford.

George Church, professeur de génétique à l'école de médecine de Harvard, remarque qu'"on trouve généralement plus facile de travailler avec des morceaux d'ADN" et de modifier génétiquement des organismes existants, comme la bactérie E.Coli, pour produire des médicaments en grandes quantités.

L'Institut Venter de Rockville, Maryland, tente, lui, de créer un chromosome -support de l'ADN- artificiel contenant des gènes utiles à l'industrie, pour produire des carburants moins polluants par exemple. Pour y arriver, il faudrait que les chercheurs introduisent le chromosome artificiel dans une cellule vivante et réactivent cette dernière. L'expérience rapportée dans "Science" servait seulement à prouver la faisabilité d'un échange de génome complet, avec de l'ADN de bactérie ordinaire.

L'équipe de Venter a choisi deux espèces de mycoplasme, des micro-organismes simples qui ne contiennent qu'un seul chromosome et dépourvus des parois cellulaires "clôturant" les autres bactéries.

Ils ont d'abord ajouté des gènes pour colorer la bactérie donneuse d'un bleu facile à repérer et la rendre résistante à un antibiotique utilisé pour éliminer toute bactérie receveuse ayant conservé de ses propres gènes; ils ont ensuite mis à nu les protéines du chromosome de la bactérie donneuse, pour voir si l'ADN nu pouvait à lui seul "re-lancer" une cellule étrangère.

Dans les jours suivant l'introduction du génome dans des coupelles contenant la seconde bactérie, des micro-organismes bleus sont apparus. Seule une cellule sur 150.000 environ a intégré l'ADN et s'est développée, mais aucune ne semblait plus contenir de son ADN d'origine.

"C'est extrêmement peu efficace", a reconnu John Glass, un scientifique de l'équipe de Craig Venter, mais "nous pensons pouvoir faire vraiment mieux". "La génomique synthétique doit encore faire ses preuves, mais maintenant sommes plus près de savoir que c'est théoriquement possible", a estimé Craig Venter.

Toutefois, on ignore si la méthode fonctionnerait avec des bactéries plus complexes, préviennen


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